Construire des ponts entre les différentes "familles" du positif
- eddyfougier

- 7 mai
- 12 min de lecture

Cela fait plus de cinq ans maintenant que L’Observatoire du Positif a été créé. On peut tirer trois grands enseignements de cette expérience.
Le premier est que, depuis 2021, les événements négatifs extrêmes se sont multipliés.
L’Observatoire du Positif a été créé en janvier 2021 au moment même où le variant omicron faisait des ravages en pleine pandémie de Covid-19.
Mais, depuis ce moment-là, les événements majeurs particulièrement anxiogènes se sont succédé les uns après les autres : guerre en Ukraine à partir de février 2022, attaque d’octobre 2023 en Israël, suivie de la guerre à Gaza, puis au Liban, divers phénomènes climatiques extrêmes, conséquences du retour au pouvoir de Donald Trump à partir de 2025, guerre en Iran en 2026, sans parler de l’impact de la révolution de l’Intelligence artificielle qui s’est accélérée à partir de 2023 avec la diffusion très rapide de l’IA générative (ChatGPT).
Cela donne un sentiment de crise permanente ou de permacrise, voire de chaos. Cette exposition permanente à des flux d’informations anxiogènes se traduit pour les individus par une surcharge informationnelle négative, qui sont autant de facteurs de stress, d’anxiété et donc de dégradation de leur santé mentale. Cela impacte tout autant les organisations, en dégradant notamment le climat du travail, ainsi que les sociétés, en alimentant une crise de la démocratie libérale.
Dans un tel contexte, il est absolument crucial d’éviter de rester coincés dans une "trappe de négativité", comme nous l’avons vu ici.
Le second enseignement est que, parallèlement, si l’on fait l’effort d’élargir notre regard, comme L’Observatoire du Positif et d’autres nous y encouragent, on peut aussi percevoir de nombreuses évolutions positives et sources d’espoir.
Au sein de la société française, par exemple, à bas bruit le plus souvent, les initiatives positives tendent à pulluler. Elles émanent d’individus, de collectifs citoyens, d’associations, d’élus, notamment d’élus locaux, d’entreprises, en particulier de TPE, de PME ou de start-up, d’administrations… Des structures ou des médias les recensent à l’instar de la Fédération françaises des trucs qui marchent à propos des initiatives d’élus locaux.
C’est ce que l’on peut appeler la "fabrique du positif" de la part d’individus et d’organisations qui, font à la fois tenir la société au quotidien et donnent envie de se projeter positivement dans l’avenir, redonnent le goût du futur.
C’est la France fraternelle qui se cache derrière la France archipel (source), la France de la fierté derrière la France fracturée, la France des initiatives qui fait quelque peu oublier la France des colères et des défiances. La France des solutions, plutôt que la France du déclin. Ce n’est pas du déni, c’est juste élargir son regard à ce qui évolue positivement.
C’est autant de matières qui donnent des raisons d’espérer et des raisons d’agir, qui sont l’une des raisons d’être de la Chronique des Bonnes nouvelles de L'Observatoire du Positif.
Enfin, le troisième enseignement est que celles et ceux qui portent cette vision, cette énergie et cette dynamiques positives sont en définitive bien plus nombreux que ce que l’on croit assez communément. La Chronique des Bonnes nouvelles s’efforce d’ailleurs chaque semaine de les mettre en avant et de leur donner la parole via des entretiens.
Ces individus et ces organisations partagent une même vision globale – le refus de l’abattement et du renoncement, et l’action concrète pour régler des problèmes, surmonter des défis, remonter le moral des troupes… -, mais n’ont pas nécessairement la même approche et n’interviennent pas dans les mêmes domaines. Ils forment d’ailleurs souvent des "communautés" spécifiques avec leurs propres valeurs.
La difficulté est que ces différentes "familles" ou "communautés" du positif ne se connaissent pas nécessairement alors qu’elles ont de nombreux intérêts communs.
Ainsi, le 21 mai prochain, le GNIAC (Groupement National des Initiatives et des Acteurs Citoyens) en tant que "lieu de débats apaisés et constructifs porteurs de solutions et d'espoirs" va organiser une manifestation en ligne pour donner la parole à des "maires entrepreneurs" qui prennent différentes initiatives positives.
Le 13 juin prochain, la Ligue des Optimistes de France va organiser, de son côté, la Journée nationale de l’optimisme avec une multitude d’initiatives positives un peu partout sur le territoire ce jour-là. Depuis 2025, la Ligue organise désormais chaque année le second samedi de juin une telle journée.
Les membres de la "communauté" du GNIAC sont-ils au courant de l’organisation de la Journée nationale de l’optimisme ?
Les adhérents de la Ligue sont-ils au courant de l’organisation de la manifestation du GNIAC ?
Ce n’est pas si sûr. On pourrait multiplier les exemples.
C’est la raison pour laquelle L’Observatoire du Positif milite en faveur du dépassement de cette logique de silo que l’on peut voir dans le monde du "positif" en France.
Chacune de ces "communautés" du positif a son utilité. Elles ne s’intéressent pas aux mêmes domaines : solidarité, environnement... Elles n’agissent pas de la même manière en recourant aux mêmes outils. Certaines privilégient l’action en direction des individus, d’autres plutôt en direction des organisations ou du collectif.
Mais, encore une fois, elles partent toutes du même constat et ont le même objectif : il faut sortir d’un sentiment d’impuissance, de cette "grande résignation" (Mathieu Dardaillon) face à la dégradation du lien social, de l’environnement et du climat, de la démocratie, de la stabilité des sociétés, de la paix…, reprendre le contrôle d’une manière ou d’une autre en passant à l’action et en essayant de régler un certain nombre de problèmes concrets.
Une autre raison d’être de la Chronique des Bonnes nouvelles est d’être justement une sorte de "hub du positif" où ces différentes "communautés" peuvent se croiser et se côtoyer.
10 "communautés" du positif
On peut, en effet, identifier dix visions ou "communautés" du positif, sans aucun souci d’exhaustivité et en se concentrant en particulier sur le cas français.
(1) Les "nouveaux optimistes"
Cette expression a été utilisée dans un article du Guardian paru en juillet 2017 pour faire référence à différents auteurs, tels que Steven Pinker, Matt Ridley, Johan Norberg, Max Roser ou Hans Rosling.
Ceux-ci s’intéressent à l’état du monde en s’appuyant en particulier sur des données et sur des tendances structurelles. Ils tendent à s’insurger contre le pessimisme ambiant, la "vision dramatique du monde" (Hans Rosling) ou bien la "progressophobie" (Steven Pinker) en pestant contre le sentiment nostalgique dominant - "non, ce n’était pas mieux avant", pour reprendre la traduction française du titre d’un ouvrage de Johan Norberg.
Ils cherchent, au contraire, à mettre l’accent dans leurs écrits sur les progrès humains réalisés ces dernières décennies, et donc sur "le triomphe des Lumières" (Steven Pinker) ou le "triomphe de l’humanité" (Johan Norberg).
En France, on peut classer dans cette catégorie des ouvrages de Jacques Lecomte, que nous retrouverons ailleurs, - Le Monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez ! (Les Arènes, 2021) - et de Nicolas Bouzou - La Civilisation de la peur. Pourquoi et comment garder confiance dans l’avenir (XO Editions, 2024), et plus particulièrement axé sur la France, L’éternel sursaut. Une histoire confiante de la France (XO Editions, 2026).
Plus modestement, mon livre Ne Désespérons pas de la France et des Français (Ed. de l’Aube, 2024) s’y inscrit également quelque peu.
(2) Les optimistes viscéraux
Jusqu’ici dans ce texte, c’est le terme positif qui a été employé, et pas le terme optimisme. D’ailleurs, des auteurs comme Steven Pinker ou Hans Rosling ne se définissent pas comme optimistes en tant que tels.
Mais, dans ces différences familles du positif, il y a tout de même une catégorie d’"optimistes décomplexés" qui n’hésitent pas à se qualifier eux-mêmes d’optimistes, à promouvoir l’optimisme, notamment à un échelon individuel, en montrant les divers bienfaits d’une attitude optimiste pour la santé mentale et physique ou sur la longévité.
Ces optimistes viscéraux ou décomplexés, qui sont souvent des coachs, des conférenciers ou des consultants, s’adressent principalement aux individus et aux organisations en s’appuyant en particulier sur les résultats des travaux de la psychologie positive, à savoir "l’étude scientifique des forces qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir" (Positive Psychology Center). Il s’agit d’une discipline scientifique qui a été créée aux Etats-Unis dans les années 1990 par le psychologue Martin E. P. Seligman, le créateur du Positive Psychology Center.
Les principaux représentants en France de cet optimisme décomplexé sont sans aucun doute la Ligue des optimistes de France, le Printemps de l’optimisme, Philippe Gabilliet, Catherine Testa ou Michel Poulaert.
(3) Les grands résilients
Les grands résilients sont des individus qui ont connu des situations personnelles extrêmes particulièrement dramatiques, qui ont réussi à s’en sortir par leur courage, leur force et leur détermination et qui font passer un message d’espoir et d’optimisme.
On peut classer dans cette catégorie le psychiatre Viktor Frankl (interné dans des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale et fondateur de la logothérapie), James Stockdale (prisonnier de guerre pendant 8 ans au Vietnam) ou bien Nelson Mandela (incarcéré 27 ans dans les prisons sud-africaine durant l’Apartheid).
En France, les grands résilients par excellence sont à coup sûr le philosophe Alexandre Jollien (qui souffre d'une infirmité motrice cérébrale), Virginie Delalande (première avocate sourde de naissance, mais aussi conférencière motivationnelle) ou Philippe Croizon (qui a perdu ses bras et ses jambes suite à un accident et qui a réalisé de nombreux exploits sportifs). Un film consacrée à la vie extraordinaire de ce dernier vient d’ailleurs de sortir .
(4) Les humanistes
Les humanistes sont celles et ceux qui ont une vision globalement positive de la nature humaine et de la bonté spontanée des humains, loin de l'idée selon laquelle l'Homme, intrinsèquement égoïste et violent, serait un loup pour l'homme.
Ils s’appuient sur diverses études scientifiques qui montrent que l’humain est avant tout un animal social dont le comportement prosocial tend à prédominer, y compris dans les situations les plus dramatiques (ex. attentat du 11 septembre 2001 ou du Bataclan en 2015).
Cette vision est notamment défendue par Rutger Bregman, auteur de Humanité. Une Histoire optimiste (Seuil, 2020), et en France, par Jacques Lecomte, qui a écrit La Bonté humaine. Altruisme, empathie, générosité (Odile Jacob, 2012).
(5) Les solutionnistes
Les "solutionnistes" sont des scientifiques, des créateurs de startups, des entrepreneurs et d’autres acteurs économiques ou des experts qui s’efforcent de trouver des solutions concrètes pour faire face à un certain nombre de défis, que ces solutions soient de nature technologique ou d’une autre nature.
Ils tendent généralement à mettre l’accent sur l’Innovation, la production et le progrès matériel, tout en tenant compte des contraintes environnementales. Cela correspond donc à la notion de développement durable.
Certains solutionnistes peuvent être classés parmi les partisans d’un optimisme technologique. On peut ranger aussi dans cette catégorie des "éco-optimistes", tels que Bertrand Piccard ou Hannah Ritchie, autrice de Première génération. Comment nous pourrions être les premiers à construire un monde durable (Les Arènes, 2025), mais aussi des "éco-modernistes".
Ces solutionnistes partagent sans aucun doute en grande partie les analyses du livre Abondance d’Ezra Klein et Derk Thompson (Arpa, 2026), qui a eu un succès retentissant aux Etats-Unis, et qui met d’abord l’accent sur le progrès matériel et la nécessité de produire davantage de logements, d’infrastructures de transport, d’énergie bas carbone ou des services publics essentiels.
On peut remarquer que ce positionnement solutionniste est relativement peu mis en avant dans les médias en France, même s’il existe à coup sûr notamment dans le monde de l’entreprise.
(6) Les solidaires
Les solidaires sont des associations, des entrepreneurs sociaux, des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS), des "maires-entrepreneurs" et toutes celles et ceux qui prennent soin du lien social, qui cherchent à faire revivre la fraternité, et à promouvoir une innovation sociale à impact positif (Impact Tank).
Les acteurs de cette solidarité positive sont des milliers d’associations, mais aussi Impact Tank, un mouvement comme la Fabrique du Nous de Tarik Ghezali ou encore l’initiative C'est qui le Patron ?! de solidarité entre consommateurs et producteurs. Ce sont également tous les "héros du quotidien" mis en exergue par Nicolas Froissard.
(7) Les transitionnistes
Les transitionnistes sont celles et ceux qui promeuvent différentes formes de transitions, en particulier une transition écologique et sociale ou une transition vers une économie régénérative, mais aussi une transition vers un mieux-être au travail et même une transition intérieure. Cela peut renvoyer aux notions d’économie régénérative ou d’entreprise à impact positif.
L’économie ou l’entreprise régénérative est "un modèle économique émergent qui vise non seulement à réduire les impacts négatifs d’une entreprise sur l’environnement ou la société à des seuils incompressibles, mais aussi à créer un impact positif global", et ce, "en agissant pour restaurer certains milieux naturels (les sols, les forêts, les zones humides), en améliorant la gestion des ressources naturelles, en favorisant l’inclusion sociale et en renforçant les communautés" (source).
Une "entreprise à impact social et écologique c’est 100 % de son activité dédiée à une mission d’utilité sociale et/ou écologique. Elle intègre les 4 piliers au cœur de son modèle : impact social, impact écologique, partage de la valeur, partage du pouvoir" (Mouvement Impact France).
Ces transitionnistes tendent à estimer que le positif, et en particulier les émotions positives, permettent de faciliter ces transitions. Ils mettent l’accent en particulier sur les initiatives transitionnistes positives ou alternatives à l’instar de Cyril Dion dans son film Demain ou du livre de Bénédicte Manier, Un million de révolutions tranquilles (Les Liens qui libèrent, 2012).
On peut classer dans cette catégorie le Mouvement Impact France, Team for the Planet, l’Institut des Futurs souhaitables, La Fabrique Spinoza ou l’Ecole de la Transition Intérieure, ou encore des auteurs tels qu'Arthur Auboeuf ou Matthieu Dardaillon.
(8) Les médias positifs
On peut classer parmi les "familles" du positif toutes celles et ceux, journalistes professionnels ou non, qui contribuent à diffuser des informations positives ou bien constructives.
Cela peut être le fait de journalistes professionnels et de médias traditionnels qui recourent au journalisme de solutions. Il s’agit d’un journalisme qui, dans son traitement de l’information, ne s’en tient pas seulement aux constats, et par conséquent la plupart du temps aux problèmes, mais aborde aussi les solutions, que celles-ci soient mises en œuvre ou non, qu’elles marchent on pas.
En France, l’organisation pionnière en matière de journalisme de solutions a été Reporters d’espoirs.
Il y a également des médias "pure players" du positif, qui ont été créés spécifiquement pour diffuser des bonnes nouvelles. Le média sans aucun doute le plus connu en France est Le Média Positif. Mais il y en a d’autres comme, par exemple, Hope News. Cette diffusion d’informations "feelgood" peut être aussi le fait d’individus, à l’instar de la Newsletter hebdomadaire de Martine Le Jossec.
Enfin, il existe aussi des "nformations utiles d’intérêt collectif", c’est-à-dire d’une information qui ne soit pas un simple traitement de l’actualité tel que le font habituellement les médias, mais une information qui incite aussi à passer à l’action et à être un vecteur de changement. Celles-ci sont mises en avant par Informations pour le Monde Suivant Il est aussi question d’un journalisme constructif défendu par le Constructive Institute. C’est un journalisme basé sur 3 piliers : les solutions, la nuance et la facilitation du débat démocratique.
(9) Les pacifistes
Les pacifistes sont toutes celles et ceux qui souhaitent favoriser les conditions d’une paix durable en mettant en avant la "paix positive", la "paix économique", la dépolarisation ou la nécessité d’un approfondissement de la démocratie.
Les adeptes de la "paix positive", concept créé par le fondateur de la "science de la paix" Johan Galtung, considèrent que la paix ne doit pas se limiter à être négative, c’est-à-dire à être seulement une absence de guerre et de violence armée. La paix positive est une situation de paix durable et d’harmonie qui implique l’élimination de la violence dite structurelle (situations de domination politique, économique ou sociale), ainsi qu’une "culture de la paix".
La paix économique, concept créé par Dominique Steiler, ancien pilote de chasse dans l’aéronautique navale, se définit comme l’inverse même de la guerre économique. C’est "une orientation pour laquelle une entreprise crée de la valeur sans détruire ses concurrents, manipuler ses clients, exploiter ses fournisseurs, exercer une quelconque violence vis-à-vis de ses collaborateurs et ignorer ses responsabilités sociétales et écologiques, autrement dit, sans nuire à ses parties prenantes". Cette notion est défendue aujourd’hui par l’Association internationale Pax Economica.
On peut ranger également dans cette catégorie les initiatives en faveur de la dépolarisation, comme Destin Commun, qui "entend bâtir une société plus soudée" (source), ou en faveur d’un approfondissement de la démocratie, comme l’association Démocratie Ouverte, qui aspire à "rendre notre société plus transparente, plus coopérative et plus participative" en opérant une "transition vers une démocratie plus ouverte" (source).
(10) Les "autonomistes"
Enfin, les "autonomistes" sont toutes celles et ceux qui veulent nous inciter à devenir plus autonomes par une entreprise de dévoilement de la "fabrique du négatif", de tout ce qui nous empêche d’avoir une vision plus positive du monde.
Ils entendent nous donner quelques clefs pour nous aider à nous émanciper de l’influence de différents mécanismes et de l’action de divers acteurs, qui cherchent à capter à tout prix notre attention, à exploiter certains de nos biais cognitifs et de nos réflexes, à nous rendre addicts, à nous inciter à avoir une vision largement déformée, et assombrie, de la réalité, à nous montrer défiants vis-à-vis des élites, des autorités et des sachants, à nous radicaliser en nous isolant quelque peu dans des bulles de filtre, et à nous diviser. Cette émancipation passe en particulier par diverses prises de conscience et par le développement d’un esprit critique.
On peut classer dans cette catégorie les ouvrages de Hans Rosling, Factfulness (Flammarion, 2019), de Bobby Duffy, The Perils of Perception. Why We’re Wrong About Nearly Everything (Atlantic Books, 2019), de Jonathan Haidt, The Righteous Mind: Why Good People Are Divided by Politics and Religion (Knopf Doubleday Publishing Group, 2013) et en France, de Gérald Bronner ou de moi-même, Pourquoi pense-t-on que le monde va de plus en plus mal ? Le fléau du pessimisme pour la démocratie (Ed. de l’Aube, 2025).
La Fondation Descartes, qui vise à analyser la désinformation, Conspiracy Watch, qui lutte contre l’influence des théories complotistes, ou le cycle de conférences pour développer son esprit critique à l’instigation de Gérald Bronner font partie de ces acteurs "autonomistes" en France.
Par-delà leurs différences d’approche, ces différentes "familles" du positif partagent la même ambition de contribuer à un monde, à une société et à des individus meilleurs en cultivant un état d’esprit positif.
L’Observatoire du Positif se donne en particulier comme mission de créer des ponts entre ces diverses "familles" dont les membres ne se connaissent pas toujours et ne se côtoient pas nécessairement.
Cela paraît être néanmoins une nécessité absolue. Il est évident, en effet, que l’union fait la force. Chacun dans son coin prend des initiatives positives sans toujours se rendre compte qu’il est loin d’être seul. Or, comme le dit Steven Pinker, les positivistes sont "confrontés à des vents contraires constants. C'est un combat difficile". Il est donc crucial de savoir que d’autres partagent cette même vision et agissent concrètement en ce sens.
Il paraît par conséquent primordial que ces différentes familles puissent se rencontrer d’un point de vue virtuel et même physique pour échanger et construire ensemble des projets.
La Journée nationale de l’optimisme pourrait être une bonne occasion de la faire au mois de juin prochain.
Des rendez-vous plus réguliers pourraient être également envisagés.
Affaire à suivre donc.



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