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Les chroniques du positif : Blue Monday, comment conserver un état d’esprit positif

Dernière mise à jour : 15 janv.



Alors que le lundi 15 janvier est censé être le jour le plus déprimant de l’année, c’est le désormais fameux "Blue Monday", voici la synthèse de quelques textes publiés ou mis en ligne depuis le début de l’année 2024 qu’il faut lire pour tenter de conserver tout de même un état d’esprit positif.


 

Comment effectuer un saut vers l’optimisme

- (1) Une tribune de Lequesne Christian (professeur à Science Po Paris), "2024 : s’affranchir du pessimisme"


Christian Lequesne estime que la société française doit s’affranchir "d’un pessimisme qu’elle aime entretenir" et "effectuer un saut vers l’optimisme".


Pour cela, il faut tout d’abord "cesser d’idéaliser le passé" car c’est une erreur de "penser qu’hier était meilleur qu’aujourd’hui". Ensuite, "il faut arrêter de considérer que la jeunesse a perdu le sens des valeurs", alors que "la France compte des jeunes formidables qui créent leurs entreprises, sont engagés dans la vie associative, font des études de plus en plus longues et méritent d’être soutenus". Enfin, "il faut absolument résister à la peur identitaire de l’étranger" car "la représentation de l’étranger comme la figure de l’ennemi a toujours été dangereuse pour une société".


En définitive, "le meilleur moyen de ne pas sombrer dans un pessimisme destructeur est de s’astreindre à la tempérance, c’est-à-dire à cette vertu morale qui consiste à se méfier de tout excès".



 

Apprendre à être optimiste en essayant et en espérant

- (2) Une tribune de Charles Hadji (Professeur honoraire à l'Université Grenoble Alpes-UGA), "Bonnes résolutions : si on apprenait à être optimiste en 2024 ?"


Pour Charles Hadji, "Le pessimisme va de soi. Le pessimisme va de soi. Il est la couleur dominante de toute vie humaine. Inutile de vouloir l’enseigner : il est comme un mode de fonctionnement 'par défaut'. L’optimisme, quant à lui, a besoin d’être promu. C’est en ce sens que, comme le dit Alain, si 'le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté'. Ce que Georges Pascal, dans L’idée de philosophie chez Alain, exprime par une très belle formule : 'l’optimisme est un refus volontaire du désespoir'".


Dans un tel contexte, il estime que "L’optimisme est le résultat d’une conquête. Il faut en faire l’apprentissage. Mais alors : comment apprendre-on à être optimiste ? Tout simplement : en cultivant sa volonté. Mais il n’y a aucune magie de la volonté. Celle-ci se forge, et se fortifie, à la double condition que l’on essaie, au lieu d’abdiquer a priori ; et que l’on espère, au lieu de penser que l’on ne doit jamais rien attendre de bon".



 

Différentes pistes pour doper notre optimisme en 2024

- (3) La newsletter de Michel Poulaert intitulée "L'optimisme gagne du terrain en 2024 !"

Michel Poulaert donne quelques pistes pour "doper [notre] optimisme en 2024". A l’instar de Christian Lequesne, il considère lui aussi qu’il est urgent d’arrêter de "penser que c’était mieux avant" et de "penser que nos jeunes ont perdu tous les sens de valeurs", mais aussi qu’il est urgent d’arrêter de "généraliser".


En revanche, Michel Poulaert recommande de "relativiser", de "faire preuve de gratitude", et d’appliquer le "CPG" pour "C’est pas grave !".


L’optimisme, qui est pour lui "cette forme d’intelligence émotionnelle et rationnelle qui choisit consciemment les solutions et les possibles", doit néanmoins être aussi réaliste en n’ignorant pas "les problèmes sérieux qui nécessitent attention et action".





Le nécessaire combat pour devenir optimiste

- (4) Un post plein d'optimisme du "distributeur d'énergies positives" qu'est Philippe Croizon


Philippe Croizon rappelle qu’"On a la chance de vivre dans un pays extraordinaire, où l’on profite de beaucoup de choses. Mais on vit dans un pessimisme ambiant, qu’on entretient. On crée notre malheur et c’est devenu normal. Et quand on rencontre quelqu’un comme moi, qui a vécu quelque chose hors du commun, alors on prend enfin conscience qu’on vit dans un pays extraordinaire et que tout est en nous. On a donc vraiment besoin de héros en temps de paix pour montrer cette voie-là et changer de regard. C’est donc très difficile de rendre quelqu’un optimiste. C’est un combat de faire comprendre qu’on peut être heureux et optimiste, que ce n’est pas interdit. Nous pouvons croire en l’avenir et participer à la construction d’un monde meilleur, notamment avec nos enfants. Les enfants sont dans l’instant présent et on peut leur transmettre cette foi en l’avenir".



 

3 pistes pour conserver une vision positive

- (5) Une tribune d'Eddy Fougier, "Petit manuel pour conserver une vision positive en 2024"

Eddy Fougier propose 3 pistes pour conserver une vision positive.


(a) Il faut tout d’abord prendre conscience de l’existence d’un certain nombre de biais : du biais de négativité et d’autres biais cognitifs de notre cerveau, de notre "vision dramatique du monde" (Hans Rosling), du biais négatif des médias et des réseaux sociaux, mais aussi de celui d’un grand nombre d’acteurs qui s’expriment dans l’espace public.


(b) Il est nécessaire de porter aussi son regard sur ce qui va bien et sur ce qui s’améliore, ce qui implique de s’informer différemment, en équilibrant informations positives et négatives.


(c) Enfin, il convient de s’appuyer sur un certain nombre d’outils pour mieux comprendre l’évolution du monde et des sociétés, comme les statistiques, les datas, les comparaisons (géographiques et historiques) et bien évidemment les enseignements de différentes disciplines scientifiques, telles que l’anthropologie, les neurosciences ou la psychologie sociale.




Les bienfaits de l'optimisme

- (6) Une émission diffusée sur France inter le 1er janvier dernier avec Philippe Gabilliet, Florence Servan-Schreiber et Christophe André, "Les bienfaits de l'optimisme sur notre santé".


Pour Philippe Gabilliet, l'optimisme, "ce serait de prendre la réalité telle qu’elle est, en la mettant sous la tension la plus positive possible. La question fondamentale de l'optimisme, c'est la question de l'optimisation. Quand il m'arrive des choses terribles, la vraie question c’est 'qu'est-ce que je vais pouvoir essayer d'en faire ?'".


Florence Servan-Schreiber considère, quant à elle, que pour l'optimiste, "si quelque chose se passe bien, je vais généraliser en disant c'est super, ça se passe bien. Mais si à l’inverse, cela ne se passe pas bien, je vais chercher dans ce qui s'est produit ce qui s'est quand même bien passé et ça me permettra de retourner au combat parce que sinon, c'est totalement désespérant de se dire que les choses sont incontrôlables et que je ne vais pas pouvoir les dominer".


Enfin, pour Christophe André, "Les optimistes voient les problèmes, cherchent les solutions et ils s'engagent dans l'action pour que cette solution advienne. Et donc par exemple, si j'apprends que j'ai une maladie et que je suis optimiste, je vais m'engager dans des modifications : de mon style de vie, dans le traitement, dans le dialogue avec les médecins. Si je suis pessimiste, je vais me laisser aller et je vais peut-être faire moins d'efforts". Il estime également qu'il est possible de devenir optimiste "en faisant évoluer sa vision du monde, en s'entraînant à réorienter régulièrement son regard".


Ceci est d'autant plus important que l'optimisme a des effets positifs sur la santé physique et mentale, notamment parce qu'il nous amène à ressentir des émotions agréables, il nous incite à nous engager et à favoriser des relations sociales épanouissantes.


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