Notre manifeste :
Bonne nouvelle, voici le mouvement feelgood !

La pandémie nous a submergés de mauvaises nouvelles. Il en est de même de la guerre en Ukraine. Tous les jours, toutes les heures, en continu, nous recevons notre lot d’actualités plus déprimantes les unes que les autres.

La tentation est grande pour beaucoup de décrocher complètement ! Et, à défaut d’aller vivre dans une grotte, tout du moins de se déconnecter pour stopper ce flot continu et mortifère.

D’autres auront choisi le chemin inverse et tout fait pour redonner des couleurs optimistes et positives aux actualités.

Bras en l'air

Non pas pour jouer les bisounours, mais plutôt pour mettre la lumière sur les solutions ! Car oui,  il est possible d’avoir des prises de conscience pragmatiques sans juste se cantonner à lister tous les constats délétères et alarmistes de notre triste réalité ! Plutôt que de toujours appuyer là où ça fait mal, ces optimistes ont choisi de mettre le focus sur celles et ceux qui agissent pour réparer le monde !

 

Un constat : trop de négatif !

(1) Les médias tendent à donner la priorité à des informations négatives (conflits, crises, violences, attentats terroristes, criminalité, délinquance, tensions sociales, catastrophes naturelles ou industrielles, accidents, faits divers, scandales, polémiques, etc.) qui sont la plupart du temps anxiogènes. De plus les réseaux sociaux numériques (en particulier Twitter) sont d’une certaine manière un immense défouloir collectif où chacun exprime son indignation souvent avec une grande agressivité et animosité.

(2) Une exposition et surtout une surexposition à ce type d’informations négatives peut avoir un impact sur notre santé mentale et physique, ainsi que sur notre perception du monde qui devient de facto le « grand méchant monde » selon l’expression du grand spécialiste de la communication George Gerbner. Cela vaut pour notre exposition aux médias traditionnels, comme aux réseaux sociaux. Les « Facebook Files », révélés en 2021, ont ainsi montré que Facebook avait sciemment caché les effets néfastes des réseaux sociaux, en particulier d’Instagram, sur la santé mentale des adolescents.

(3) À l’évidence, la situation s’est fortement dégradée en la matière ces dernières années. On a d’abord pu le voir avec l’émergence de la collapsologie à partir de 2015-2016 et de toutes les angoisses liées à la crainte d’un effondrement et de la « fin du monde ». Ensuite, on a pu observer une nette montée des préoccupations climatiques notamment à partir de 2018-2019 et de l’éco-anxiété qu’elles génèrent souvent. Enfin, la crise de la Covid-19 et ses différentes caractéristiques (pandémie, confinements et autres mesures de privations de liberté, crise économique et sociale…) ont été à coup sûr les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase. Qui plus est, tout ceci se produit dans un contexte global caractérisé par la toute-puissance des chaînes d’information en continu, des algorithmes favorisant les biais de confirmation, des fake news, de la désinformation et des théories conspirationnistes.

 

Une envie : plus de positif

Face à une telle situation, beaucoup d’individus, seuls ou de façon collective et sans se coordonner, se sont dit que cela ne pouvait plus durer ainsi et qu’il fallait agir. Ils ont donc décidé en fonction de leurs moyens et de leurs compétences d’« entrer en résistance » pour lutter contre la noirceur et la morosité ambiantes en créant des podcasts, des pages Facebook, des comptes twitter, des blogs, des newsletters ou même de véritables médias. Dans cette période particulièrement sombre, leur objectif était, au contraire, de mettre en lumière ce qui va bien et ce qui s’améliore – le fameux « verre à moitié plein » – ; les initiatives, les évolutions ou les tendances positives ; les engagements de personnes et d’organisations qui œuvrent souvent dans l’ombre pour un « monde meilleur » ; les découvertes scientifiques sources d’espoir, notamment sur le plan médical ; les inventions et les innovations qui peuvent constituer des solutions viables pour faire face aux grands défis qui se présentent à nous ; ou encore les bienfaits du positif et de l’optimisme sur la santé mentale et physique.

Parmi les initiatives positives lancées depuis le premier confinement en 2020, on peut ainsi mentionner, sans aucun souci d’exhaustivité, des magazines papier (Bastille Magazine, Épatant, L’Éclaircie, So good), une radio (AirZen), un réseau social (Altruwe), un site internet (The Good), des podcasts (Les Combattants pacifiques de Sébastien Folin, La Relève de Thibault Lamarque, Ozé le Podcast, En quête de sens), un blog (Filgoodnews) une newsletter (Les bonnes nouvelles de la semaine de Martine Le Jossec), des comptes twitter (L’actu des bonnes nouvelles, L’Observatoire du positif, ADN Citoyens), des médias sur différents supports (Le Média Positif, Impact 13) ou des initiatives plus « inclassables » (Challenge bonheur, Dénonce tes héros). L’un des meilleurs exemples est sans aucun doute l’incroyable succès du Média Positif, créé par deux étudiants, Emma Rouvet et Hugues de Rosny, qui publient quotidiennement des informations positives sur divers réseaux sociaux et qui ont même créé un JT positif hebdomadaire début 2022. 

Ces initiatives en rejoignent bien d’autres plus ou moins anciennes que l’on peut retrouver en grande partie dans l’Annuaire des Médias positifs lancée début 2022 par l’association Bleu Blanc Zèbres. On peut citer ainsi la Ligue des optimistes de France, le Printemps de l’optimisme, la Fabrique Spinoza, l’Institut de l’économie positive, Bleu blanc zèbres, l’Institut des futurs souhaitables, PepsNews, PositivR, L’Optimisme (Catherine Testa), mais aussi A vous demain, Bloomtime, #Ceuxquifont, Les Défricheurs, Les Eclaireurs (Canal plus), L’Eco des solutions de RCF Radio, EKOPO, La France des solutions, Franchement bien, IMAGO, Impact positif, Impact(s), Le Journal des bonnes nouvelles, Lesgoodnews, Marcelle, Mediavenir Good News, La page des nouvelles réjouissantes, Pierre Chevelle, Place to B, Positive Planet, Le Projet Imagine, Shamengo, Strasbourg Europtimist, Territoires audacieux, Tout va bien ou encore WoW. La liste est longue et elle est loin d’être complète.

 

On voit bien que ce qui tend à se dessiner ici, c’est un véritable phénomène sociétal avec un mouvement informel incarné par tous ces militants du positif, ces fournisseurs de bonnes nouvelles et ces indécrottables optimistes. Alors, si vous aussi vous en avez plus qu’assez et que vous avez envie de sortir de cette trappe à négativité dans laquelle vous avez l’impression de vous retrouver prisonnier ou prisonnière, venez vite rejoindre le mouvement feelgood et répandre ainsi la bonne nouvelle !

 

Ce Manifeste est co-signé par Bloomtime, Martine Le Jossec (Les Bonnes nouvelles de la semaine) et L’Observatoire du positif