top of page
Rechercher

De nouvelles preuves scientifiques des bienfaits de l’optimisme

  • Photo du rédacteur: eddyfougier
    eddyfougier
  • il y a 6 heures
  • 5 min de lecture

Plusieurs études scientifiques, qui ont été récemment publiées, tendent à confirmer que l’optimisme a un impact positif sur la santé et sur la longévité humaines.

 


Optimisme et risque de démence


Une étude scientifique récente sur « Le bon côté de la vie : optimisme et risque de démence » montre ainsi qu’"Un optimisme plus élevé est associé à une incidence plus faible de démence".


Ce n’est pas la première fois qu’une étude aboutit à ce type de résultats. Des études antérieures ont indiqué, en effet, qu’"un optimisme plus élevé est associé à de meilleures fonctions cognitives et à un déclin cognitif plus lent avec l'âge".


L’étude parue en l’occurrence en avril 2026 s’est appuyée sur des données américaines d’un échantillon représentatif de quelque 9 000 personnes âgées aux Etats-Unis. L’optimisme de ces individus a été évalué sur la base du Test d’orientation de vie (Life Orientation Test-Revised). Ce test créé en 1985 par les psychologues américains Charles Carver et Michael Scheier, et révisé en 1994, est considéré comme le "test le plus couramment utilisé dans la recherche en psychologie pour mesurer l’optimisme" (source).


Les auteurs en concluent qu’"Un optimisme plus élevé était associé à un risque moindre de développer une démence sur une période de suivi allant jusqu'à 14 ans au sein d'une vaste cohorte représentative à l'échelle nationale". Ils se sont aperçus du fait que chaque augmentation de 6 points sur "l’échelle d’optimisme" de l’étude était associée à une réduction du risque de démence de 15%.


Cela les amène à considérer qu’"Identifier l'optimisme comme facteur psychosocial protecteur souligne son intérêt potentiel pour favoriser un vieillissement en bonne santé. Bien que l'optimisme soit un concept complexe et que son application concrète dans le cadre de futures initiatives de prévention de la démence reste à préciser, ce domaine mérite d'être exploré plus en profondeur. Ceci est d'autant plus important compte tenu de la prévalence croissante de la démence et du manque actuel de traitements efficaces". Cette étude rappelle à ce propos qu’environ 57 millions de personnes dans le monde souffrent de démence.


Ces résultats font écho à ceux d’une autre étude menée cette fois au Canada et au Royaume-Uni, dont les résultats ont été publiés en février 2026. Ses auteurs se sont intéressés au lien entre pensée négative répétitive et maladie d’Alzheimer en suivant près de 300 personnes.


Ils en arrivent à la conclusion selon laquelle les pensées négatives répétitives sont associées à "un déclin de la cognition globale" et de "la mémoire immédiate et différée", et à des "dépôts amyloïdes globaux et de protéine tau entorhinale", la hausse des protéines tau et amyloïdes dans le cerveau étant deux marqueurs de la maladie d’Alzheimer.


Les auteurs reconnaissent cependant que, si une association entre les pensées négatives récurrentes et les principaux signes de la maladie d'Alzheimer semble probable, la relation de cause à effet reste à établir.


Le Dr Natalie Marchant de l’University College London, auteure principale de l’étude, affirme malgré tout espérer que "nos résultats pourront servir à élaborer des stratégies pour réduire le risque de démence en aidant les personnes à diminuer leurs schémas de pensée négatifs" (source).


 

L’importance d’une vision positive du vieillissement


Plus largement, les différents travaux de Becca Levy, professeure de la Yale School of Public Health aux Etats-Unis, ont montré que les personnes qui ont une vision positive de la vieillesse tendent à vivre plus longtemps et à vieillir mieux. Elles sont moins susceptibles d’être anxieuses ou déprimées ou encore de développer une démence.


Dans une célèbre étude publiée en 2002, elle a ainsi démontré avec d’autres chercheurs que "les personnes âgées ayant une perception plus positive du vieillissement […] vivaient 7,5 ans de plus que celles ayant une perception moins positive du vieillissement". Des études menées en Allemagne et en Australie ont abouti à des résultats similaires.


Cela s’explique par le fait que les personnes qui ont une vision négative de la vieillesse présentent un niveau de stress plus élevé, ce qui est corrélé à divers problèmes de santé. En revanche, les individus qui aspirent à une vie meilleure à la retraite sont plus susceptibles de pratiquer une activité physique régulière, d’entretenir des liens sociaux, d’avoir une alimentation équilibrée, et de consulter un médecin et de suivre les recommandations médicales.


En 2017, Becca Lvy et d’autres chercheurs se sont intéressés dans une étude à l’influence des stéréotypes négatifs liés à l'âge sur la maladie d’Alzheimer.


Ils ont alors remarqué que "Les participants ayant véhiculé davantage de stéréotypes négatifs liés à l'âge plus tôt dans leur vie présentaient une perte de volume hippocampique significativement plus marquée, ainsi qu'une accumulation significativement plus importante d'enchevêtrements neurofibrillaires et de plaques amyloïdes à l'autopsie". Ils en concluent que "les stéréotypes négatifs liés à l’âge prédisent les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer".


Ce lien entre vision positive de la vieillesse et santé a été confirmé dans une étude de la même Becca Levy et de Martin Slade parue en mars 2026. Les auteurs ont interrogé des personnes de plus de 65 ans sur leur attitude face au vieillissement en les suivant pendant une période allant jusqu'à 12 ans.


Au terme de cette étude, ils affirment avoir démontré que "le discours dominant présentant le vieillissement comme une période de déclin inévitable et universel doit être reconsidéré. Nous avons constaté que 45,15% des participants, âgés de 65 ans et plus, ont présenté une amélioration de leurs fonctions cognitives et/ou physiques sur une période allant jusqu'à 12 ans après l'évaluation initiale. Si ce résultat était extrapolé à l'ensemble de la population américaine, cela suggérerait que plus de 26 millions de personnes âgées bénéficient d'une amélioration de leurs capacités fonctionnelles".


Pour eux, cela a un lien avec la vision positive du vieillissement des personnes suivies : "cette étude a démontré pour la première fois que les participants ayant intégré des croyances plus positives sur le vieillissement étaient plus susceptibles de présenter une amélioration de leurs fonctions cognitives et physiques".


Comment l’expliquer ?


Les auteurs estiment que "Nos recherches précédentes suggèrent une explication possible de l'influence des croyances liées à l'âge. Nous avons constaté que le cerveau, qui joue un rôle déterminant dans la santé, est sensible à ces croyances. Plus précisément, sous leur forme négative, ces croyances étaient associées à des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer (accumulation de plaques et d'enchevêtrements neurofibrillaires, ainsi qu'une diminution du volume de l'hippocampe). Les recherches futures devraient déterminer si les croyances positives, à l'inverse, ont une influence opposée sur l'activité cérébrale, en augmentant le rythme de création de nouvelles connexions neuronales chez les personnes âgées, et si elles peuvent contribuer à la régénération des cellules satellites musculaires chez ces dernières".


Ils en concluent qu’"Il serait juste et bénéfique d'élargir la définition actuelle du vieillissement afin d'y inclure la possibilité d'une amélioration de la santé. Dans la mesure où nous avons constaté que des croyances positives concernant l'âge ont contribué à ce résultat, il est impératif que les chercheurs et les décideurs politiques recherchent et mettent en œuvre des moyens de les amplifier".


C’est ce qui a amené le New York Times dans son édition du 26 mars 2026 à faire paraître un article intitulé "Comment un état d'esprit sain influence la longévité" qui rappelle qu’"On a beaucoup écrit sur l'importance des comportements physiques, comme l'exercice, l'alimentation et le sommeil, pour une vie longue et saine. Mais les recherches suggèrent qu'avec l'âge, un état d'esprit positif – incluant l'optimisme et un but dans la vie – peut également être bénéfique pour la santé et la longévité".

 

 
 
 

Commentaires


© 2022 par L'Observatoire du Positif. Créé avec Wix.com

bottom of page